Maintenant, je me tais.
Là, je m'habille de silence, pour entendre le bruit de la vie qui habite en moi. Je m'en vais écouter le souffle qui respire, le coeur qui cogne, les cellules qui bruissent, comme les feuilles de l'arbre avec le vent, alors qu'elles se démultiplient, mourant et naissant à la fois dans cet instant.
Je me pose et je serai sans effort. Je serai sans histoires pendant tout le temps que je tiendrai ma langue. Je serai sans foutoir pendant tout le temps que je tiendrai ma main. Posée sur mon genou. Posée dans cet espace.
L'espace sera et je me fondrai dedans.